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Gros plan sur les étiquettes de vos bouteilles de vin


Que vos bouteilles de vin aient des étiquettes personnalisées, comme dans nos expériences d’adoption de pied de vigne, ou non, elles comportent un ensemble d’informations, et il est quelques fois difficile de les déchiffrer ! Certaines mentions sont obligatoires et d’autres pas, certaines sont utiles pour qualifier le vin et d’autres plutôt fantaisistes. Voici un petit guide pour décoder les étiquettes.

D’abord sur la plupart des bouteilles de vin français on trouve 2 étiquettes : l’étiquettes proprement dite, celle qui se trouve sur le devant de la bouteille et contient les informations obligatoires (mais pas que !), et la contre étiquette, collée à l’arrière de la bouteille, pour apporter des précisions sur le vin, notamment pour sa dégustation. Quelques fois les informations obligatoires peuvent se trouver sur la contre-étiquette, il n’y a aucune obligation en ce sens, et cela permet d’avoir une étiquette qui laisse plus de place au nom du vin ou à un graphisme plus original.

Les mentions obligatoires

Stage oenologie lire une étiquettes de bouteille de vin

Certaines mentions sont obligatoires, même si elles sont un peu rébarbatives parfois !  En France il y en a 8 pour les vins tranquilles (pour les effervescents une 9ème mention existe, relative à la teneur en sucres).

En premier lieu le nom de l’AOC/AOP ou de l’IGP, qui garantissent la zone de production et la méthode de culture et de vinification utilisées dans cette zone.

Ensuite la contenance : une bouteille classique en France contient 0,75L de vin, 1,5 L pour un magnum, 3 L pour un jéroboam. Il y a quelques exceptions, comme par exemple pour le vin jaune dont les bouteilles, que l’on appelle « clavelins », contiennent 0,62 L. Cette contenance représente la quantité de vin restant au bout de 6 ans d’élevage sur 1L au départ. Le reste c’est la part des anges !

Le degré d’alcool du vin : il donne une indication de la maturité du raisin lors de la récolte (un raisin mature est plus sucré donc donne un vin au degré d’alcool plus élevé).

Le pays de provenance, ainsi que le nom et la raison sociale de l’embouteilleur, qui n’est pas forcément le récoltant, cela peut être un négociant.

Un numéro de lot, afin d’identifier d’où provient le vin exactement et ses conditions de production au domaine. Quelques fois ce numéro est imprimé directement sur la bouteille au lieu de l’étiquette.

Enfin côté santé, en plus de l’avertissement pour les femmes enceintes, depuis 2005 il est aussi obligatoire de mentionner si le vin contient des sulfites, et depuis 2012 s’il contient des allergènes, notamment les produits à base d’œuf et de lait qui servent pour la filtration ou le collage des vins. Les sulfites sont souvent un sujet d’inquiétude pour le consommateur, mais les vins sans sulfites n’existent pas. Les sulfites sont naturellement présents dans les raisins, et ils sont utiles pour stabiliser et garder le vin un minimum. Les vins naturels sont donc en fait des vins dans lesquels on n’a pas ajouté de sulfites. Il n’y a pas de certification pour ces vins, et donc pas de logo spécifique à chercher sur l’étiquette. Les vins naturels ont tendance à moins pouvoir voyager ou se garder que les vins auxquels on ajoute des sulfites, il faut donc y penser au moment de faire son choix, selon où et quand vous pensez boire un vin “sans sulfites ajoutés”, « vin nature » ou « vin naturel ».  

En plus de ces mentions obligatoires pour toutes les bouteilles de vin, certaines AOP imposent également des contraintes pour les étiquettes : par exemple en Bourgogne le nom de la cuvée ou la dénomination géographique ne doivent pas apparaître en plus grand que le nom de l’AOP, qui doit rester aussi bien en hauteur qu’en largeur la mention la plus grande sur l’étiquette.

Déguster le vin et apprendre à lire une étiquette

Les autres informations : optionnelles mais réglementées

Même si le reste des informations de l’étiquette n’est pas obligatoire et plutôt fourni par le producteur à titre commercial, on ne peut pas y faire figurer n’importe quoi.

Sur la plupart des bouteilles on va retrouver le nom du vin ou nom de cuvée, en plus de sa dénomination, qui elle indique plutôt sa provenance : en plus des mentions obligatoires d’AOC/AOP et IGP, le vigneron pourra ainsi choisir de préciser le village, le vignoble ou même la parcelle particulière où le raisin a été récolté. Sur certains vignobles étendus et donc les classements sont réputés, comme la Bourgogne et le Bordelais, cela peut être très utile pour se repérer.

Attention les mentions très précises « Clos… », « Château… » et « Cru » sont réservées à des vins en AOP ou IGP et le vin doit être produit exclusivement à partir de raisins récoltés dans le domaine ou la parcelle mentionnée.

Le millésime, qui est l’année de la récolte du raisin, est une indication importante car certains millésimes sont meilleurs que d’autres, et certains vins sont meilleurs consommés plus rapidement alors que d’autres ont un potentiel de garde plus élevé. Pour que le vigneron utilise cette mention il faut qu’au moins 85% des raisins aient été récoltés l’année indiquée.

Le vigneron peut aussi choisir de préciser que le vin est mis en bouteille à la propriété, et non pas par un négociant, cela peut rassurer certains consommateurs.

Enfin il n’y a pas de règle pour le graphisme d’une étiquette, ce qui laisse le champ libre à l’imagination du vigneron et peut donner des étiquettes très étonnantes quelques fois ! C’est un choix qui appartient au vigneron car si cela peut visuellement attirer certains consommateurs, cela peut aussi les dérouter s’ils ne trouvent pas les informations suffisantes pour faire leur choix.

En France le cépage des raisins utilisés pour faire le vin n’est pas toujours mentionné car ce n’est pas obligatoire, alors que c’est une pratique plus courante dans les autres pays. Il est vrai que cela demande un minimum de connaissances de la part du consommateur français, comme par exemple savoir qu’en Bourgogne les vins rouges sont fait avec du  pinot noir et les vins blancs avec du chardonnay (principalement). Indiquer le nom des cépages peut être très utile pour les néophytes mais aussi lorsque le vin est issu d’un assemblage.  Par exemple si vous préférez des vins sur le fruit et que vous devez choisir un vin de Bordeaux, il est utile de chercher un vin avec une proportion de merlot plus élevée que le cabernet sauvignon, ou l’inverse si vous préférez un vin plus charpenté avec une finale plus longue.

Vous trouverez quelques fois la mention “élevé en fût de chêne”, qui est optionnelle mais réglementée. Au moins 50% du vin doit avoir passé 6 mois au minimum en barrique ou fût de chêne. L’élevage en fût de chêne change les caractéristiques structurelles, aromatiques et gustatives du vin donc cette mention peut vous aider dans votre choix selon le type de vin que vous recherchez.   

Les autres informations non obligatoires et non règlementées

C’est ici qu’il faut faire un peu plus attention : bien que quelques informations soient faites pour vous aider à choisir votre vin en décrivant un peu plus en détail son profil de dégustation, cela peut être très utile mais aussi très subjectif.

Par exemple, notre partenaire en Alsace, le Domaine Stentz-Buecher, propose une échelle sur l’étiquette au dos de la bouteille où l’on peut voir où se situe le vin entre sec et doux. C’est très utile car avec tous les cépages existants en Alsace, et même avec un même cépage dans différents domaines, les vins peuvent être très différents à ce niveau.

Un exemple de mention beaucoup plus subjective est le vin issu de “Vielles vignes”. Quand les vignes vieillissent, leurs racines sont plus profondes et elles produisent des raisins de meilleure qualité. Ce serait donc plutôt un indicateur de meilleure qualité. Mais à partir de quel âge peut-on dire qu’une vigne est vieille ? Aucune règlementation ne le précise, c’est à l’appréciation du vigneron. Pour certains vignerons 30 ans est déjà un âge pour des vielles vignes, alors que d’autres possèdent des vignes de 80 ans et les considèrent comme relativement jeunes. Cette mention peut donc être utile pour distinguer deux vins d’un même producteur, mais il faut être prudent dès que l’on compare des producteurs différents.

Enfin, il n’y a pas de règle non plus pour le graphisme d’une étiquette, ce qui laisse le champ libre à l’imagination du vigneron et peut donner des étiquettes très étonnantes quelques fois ! C’est un choix qui appartient au vigneron car si cela peut visuellement attirer certains consommateurs, cela peut aussi les dérouter s’ils ne trouvent pas les informations suffisantes pour faire leur choix.

La classiqfication des vins fraançais et leurs étiquettes

Et le vin biologique ?

Jusqu’en 2012, la législation relative à l’agriculture biologique ne concernait pas les conditions d’élaboration des vins, mais simplement les raisins, sur l’étiquette on disait d’un vin qu’il était « obtenu à partir de raisins issus de l’agriculture biologique ».

Depuis 2012 les pratiques œnologiques de l’élaboration du vin sont aussi contrôlées : par exemple, le vin doit avoir une teneur en sulfites inférieure à 100 mg par litre pour le vin rouge, et 150 mg par litre pour le vin blanc. Les vins sont donc maintenant des « vins biologiques » et cette mention apparaît sur l’étiquette.

Stage viticulture bio
  
Adoption vigne bio

Il y a 2 logos utilisés en France pour identifier les vins certifiés en agriculture biologique. Le logo AB (Agriculture Biologique) et la feuille verte du logo européen. Sur les bouteilles avant 2010 vous verrez probablement juste le logo AB, alors qu’à partir de 2010 vous pouvez voir soit les 2 logos, soit le logo européen seul.

Adoption vigne biodynamie
Parrainage vigne biodynamique

Les vins certifiés en biodynamie peuvent être quant à eux identifiés par les logos Demeter ou Biodyvin.cVous pourrez en apprendre plus sur notre article dédié aux vins bios, biodynamiques et naturels. 

L’habit ne fait pas le moine

Pas de secret donc, il faut prendre un petit peu de temps pour observer une étiquette avant de se décider entre deux flacons. Le mieux pour juger de la qualité d’un vin reste encore de le déguster !

 

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