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Archives de Février 2017

Stage de vinification et d’assemblage du vin dans la Vallée du Rhône


Samedi dernier nous avons été accueillis par Marie-Pierre et Eric Plumet au Domaine la Cabotte, à Mondragon en vallée du Rhône pour parler de la vinification du millésime 2016. Les parents adoptifs de pieds de vigne se sont retrouvés autour d’un café dans le lumineux caveau du domaine. Certains étaient déjà venus participer aux vendanges et aux remontages, d’autres à la taille le printemps dernier.

Coffret cadeau stage oenolgique pour découvrir les vins biodynamics

Aujourd’hui on va  surtout parler des vinifications et de l’élevage du vin. Comment va naître le vin après que les vendangeurs aient coupé les grappes de raisin puis rentré les cagettes dans le chai. C’est Eric, le vigneron, qui va nous expliquer cette aventure.

Cadeau original d'anniversaire, retarite ou mariage pour amateur de vin

Ainsi les participants apprennent qu’ici au Domaine la Cabotte on essaie de mettre les raisins rouges en cuve tous ensembles quand c’est possible. Marie-Pierre et Eric préfèrent ne pas séparer les différents cépages, grenache,  mourvèdre, carignan, cinsault. Ils laissent les jus se mêler, et fermenter avec leurs peaux couvertes de levures. Ce n’est pas un exercice évident, et quelques fois ils vinifient les cépages séparément aussi, tout dépend des millésimes.

Et ils goûtent, goûtent, encore et encore. Pour enfin décider du moment de séparer le jus fermenté de toutes les matières solides qui se sont déposés en fond de cuve : peaux, feuilles, restes de rafle… Le jus fermenté devient du vin tranquille, toujours sous haute surveillance pour éviter toute déviance.

Stage d'oenologie pour déguster des vins en cours d'élevage

Ensuite 4 à 10 mois après la vendange, le vin va être tiré, embouteillé, étiqueté. Et il va partir régaler des papilles gourmandes aux quatre coins du monde, dont celles de tous les parents adoptifs, qui ont suivi avec intérêt et émotion la naissance du millésime du bourgeon à la bouteille.

Après cet exposé passionnant, un atelier nous attend au caveau pour tester nos capacités à reconnaître les arômes. Il faut sentir à l’aveugle des flacons, pour reconnaître des séries d’arômes le plus souvent présents dans les vins.

Du miel ? Du citron ?  De la poire ? pour les blancs… De la framboise ? Du cassis ? Du zan ? pour les rouges…

Un ou deux participants sont  très forts à ce jeu, des « Nez de  Cyrano». Mais à la fin tous sont d’accord pour sortir au soleil  goûter les vrais arômes des vrais vins !

Cuvée Garance, Cuvée Gabriel en rouge et la blonde Clairette élevée en Amphores Italiennes,on s’en régale.

Au menu du déjeuner, salade composée aux graines, tagine d’agneau, gâteau aux fruits, qui forment de délicieux accords avec les cuvées. Pour les honorer toutes, Jacqueline, la sommelière invoque « l’Ame du Vin » ce bel hommage de Beaudelaire au divin nectar.

Cadeau parrainage de vigne dans le cotes du rhone

L’après midi se passe dans la parcelle des ceps de grenache adoptés par Gourmet Odyssey et Eric raconte l’histoire géologique du terroir du Massif d’ Uchaux, comment il influence les arômes et la structure du vin, et l’évolution du dossier pour le passage en cru.

On se quitte devant le chai après un dernier exposé sur le sens de la biodynamie, le respect des rythmes de la nature qui vont créer cet amical équilibre des vins de la Cabotte.

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Le rôle des racines de la vigne


En ce début d’année, et particulièrement avec le froid qui s’est installé, les vignerons nous parlent beaucoup du repos de la vigne et des bénéfices de l’hiver pour celle-ci. En effet pour le viticulteur à cette période de l’année il y a moins de tâches à faire sur les pieds de vigne, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne se passe rien dans le sol. Voici quelques informations sur les racines de la vigne et le rôle qu’elles jouent dans le cycle végétatif.

D’abord, qu’appelle-t-on racines ?

Le cep de vigne est composé de 2 parties : la partie aérienne, un greffon de l’espèce vitis vinifera répandue en Europe, et la partie-souterraine, un porte greffe souvent hybride d’espèces américaines et de vitis vinifera qui résistent au phylloxéra, une maladie qui a ravagé la vigne Européenne dans les années 1860.

En effet, depuis la crise du phylloxéra, en Europe on ne plante plus que très rarement des ceps « francs de pied », c’est-à-dire sans porte greffe. Les racines sont donc la partie du porte-greffe qui se trouve sous le sol et apporte les nutriments nécessaires à la plante.

A quoi servent les racines ?

Les racines d’un cep ont plusieurs fonctions : elles servent d’abord à l’ancrage de la plante dans le sol. Elles ont aussi un rôle d’absorption de l’eau est des minéraux nécessaires au bon développement de la vigne. Et enfin, elles ont aussi un rôle de réserve pour supporter le développement végétatif au printemps. En effet près la récolte la photosynthèse continue et des réserves d’hydrate de carbone  sont produites et stockées dans le tronc et les racines pour l’hiver et le printemps. 

Apprendre à protéger la jeune vigne en stage oenologie

 

Jusqu’où vont les racines dans le sol ?

Le cep possède trois niveaux de racines, qui vont de 2 à 5 mètres de profondeur en moyenne, quelques fois bien plus. Les racines principales sont celles qui existaient déjà lors du bouturage, ensuite les racines secondaires, puis les radicelles qui sont produites chaque année. Les radicelles qui vieillissent deviennent ensuite des racines secondaires.

La profondeur atteinte par les racines dépend de plusieurs facteurs : le type de porte-greffe utilisé, le type de sol qui peut être plus ou moins compact et profond, la densité de plantation des pieds de vigne, et les techniques d’entretien du sol. Plus la vigne est ancienne plus les racines sont censées descendre profond dans le sol.

Est-ce que les racines sont sensibles au climat ?

On entend souvent dire que la vigne est une plante robuste, ce qui est vrai en général. Le viticulteur doit tout de même la protéger au mieux, surtout quand elle est jeune et que ses racines ne sont pas encore descendu assez profond pour se protéger elles-mêmes.

Pour le froid, dans les vignobles les plus exposés on réalise après la chute des feuilles un buttage sur les pieds de vigne, qui consiste à ramener de la terre sur les pieds pour constituer une petite butte de terre et ainsi protéger les racines les moins profondes. Une période courte de froid soutenue en hiver est même une excellente protection contre les maladies car la plupart des bactéries présentes dans le sol sont ainsi détruites. 

Cycle de la vigne et travail au domaine avec le vigneron

  

Par contre la vigne n’aime pas l’humidité : la pluie est bénéfique à bien des stades de la croissance de la vigne et de la maturation du raisin, mais ce qu’il faut éviter c’est qu’elle reste les pieds dans l’eau. Trop d’eau stagnante aux pieds des vignes favorise l’apparition de maladies et surtout leur propagation dans le sol.

La sécheresse dérange moins la vigne, surtout si ces racines sont assez enfouies dans le sol, où elle va pouvoir trouver l’eau et les nutriments nécessaires. Ceci dit dans certains vignobles méridionaux, si le printemps n’a pas été assez pluvieux et n’a pas pu apporter les réserves d’eau suffisantes pour le sol, les viticulteurs sont obligés d’irriguer.

Et dans le cas d’une sécheresse ce ne seraient pas les racines qui souffriraient en premier mais plutôt les fruits, car la plante va toujours favoriser sa survie par rapport à la production de fruits. La nature est bien faite même si cela désole parfois le vigneron !

Comment protègent-on les racines en bio / biodynamie ?

Comme on l’a dit, la vigne est assez résistante aux aléas climatiques, ce qu’elle craint ce sont les maladies, surtout celles qui se propagent par les sols. Les deux plus communes sont le pourridié, une maladie parasitaire, et le phylloxéra, un puceron ravageur. Ces maladies conduisent à la mort du cep, et les symptômes n’apparaissent que tardivement après la contamination.

Il faut donc agir en préventif, surtout en viticulture bio et biodynamique où l’on ne peut pas traiter facilement une fois la maladie installée. Pour avoir un sol le plus sain possible on pratique de griffage réguliers de la surface pour aérer le plus possible la terre et ainsi favoriser la vie microbienne (saine).

Journée Découverte de la vigne avec Gourmet Odyssey au domaine

En biodynamie on considère également que la santé de la plante passe par celle du sol : la viticulture biodynamique vise de façon générale, à réhabiliter, dynamiser et intensifier la vie organique dans le milieu où vit la vigne. On cherche à renforcer la vitalité et la résistance des plantes, en améliorant les échanges naturels entre le sol et les racines par exemple.

La plupart des vignerons passés à la culture bio ou biodynamique a d’ailleurs constaté globalement un meilleur enracinement de la vigne et donc de meilleurs résultats qualitatifs et quantitatifs sur la récolte avec le temps.

 


L’hiver est donc une période de repos végétatif : rien ne se passe dans la partie aérienne de la vigne où la sève ne circule plus. Celle-ci est redescendue dans les pieds et les racines pour préparer le printemps et faire les réserves nécessaires à la future récolte.

 

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